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  • Photo du rédacteurLN Cy

Le cerveau n'est pas conçu pour notre bonheur, mais pour notre survie.

Dernière mise à jour : 11 sept. 2023

PHYSIOLOGIE DU TRAUMA.

 

Dans mes expérimentations, je remarque que toutes les personnes ayant des troubles de l’odorat souffrent de troubles anxieux avec un système nerveux totalement dérégulé.


Pourquoi?

A cause de:

  • trauma de choc: harcèlement à l’école, deuils, divorces, conflits, moqueries, déménagements, une chute, agression, etc.

  • trauma développemental: environnement insécurisant, parents absents ou conflictuels, pauvreté, responsabilité trop jeune etc.

Nous serions 85% dans le monde à avoir vécus des traumas.


Pour comprendre la physiologie du trauma, je me suis orientée vers la Théorie Polyvagale et la physiologie du nerf vague (Dr Stephen Porges), et je me suis formée à la Somatic Experiencing (Dr Peter Levine).


Un trauma n’est pas un évènement, mais l’empreinte que l’évènement a laissé dans le corps, et qui altère notre perception de la sécurité.

Prenons l’exemple des animaux: si un impala se fait attaquer par un tigre, son système nerveux va mobiliser le mode “sympathique” combat ou fuite (Fight/Flight), ou le dorsal en s’immobilisant/se figeant (Freeze).

Quand l’animal se fige, il mobilise de l’énergie (cortisol-adrénaline) pour pouvoir fuir ou se battre.

L'humain quant à lui, possède le même système nerveux mais avec en plus, un cortex préfrontal (le cerveau rationnel, pensant).


Mais à la différence des animaux, un enfant ne sait pas combattre ou fuir, il se fige. Il se dissocie de son corps très souvent (on va voir cela plus tard).

L’énergie qui a été mobilisée par le système sympathique n’est pas libérée et reste donc coincée dans le corps.

Cette énergie non libérée, c’est l’empreinte du trauma. Le système nerveux se dérègule.


Lorsque ces évènements n’ont pas été “intégrés” (et quel que soit leur intensité), ils créent une hypervigilance dans le cerveau au niveau de l’amygdale, notre centrale d’alerte. L’amygdale capte toutes les informations de notre environnement pour nous signaler toute forme de menace: c’est ce qu’on appelle la NEUROCEPTION.


Le cerveau n’est pas conçu pour notre bonheur, mais pour notre survie.


Quand le système nerveux est dérégulé, il envoie en permanence des signaux d’alerte au corps pour résister au changement, et nous maintenir dans son mécanisme de survie: l’anxiété, le stress chronique, panique, angoisse.

En fait, il signale un danger alors qu’il n’y a pas le feu, et active au niveau de l’hypophyse via l'hypothalamus, une masse d’hormones dans le sang vers nos organes.


D’ailleurs, beaucoup de pathologies hormonales et auto-immunes sembleraient être déclenchées par ces signaux d’alerte intempestif et ce trop plein d’hormones.

Ces signaux d’alerte intempestifs conduisent à des comportements destructeurs et ce, pour “anesthésier” ces sensations désagréables: addiction, compulsion, relation toxique, dépression, douleurs…

C’est energivore et ça affecte l’estime de soi.


Exemple: le harcèlement à l’école est un sujet qui revient fréquemment dans mes expérimentations.

L’enfant n’a pas su se défendre face à ses agresseurs de la cours de récré. Toute l’énergie mobilisée liée à sa peur s’est figée.

Il va développer des troubles anxieux et devenir timide.

Adulte, quiconque sera perçu potentiellement menaçant pour lui.

Souvent, il va se sur-adapter et être trop gentil pour ne pas être agressé de nouveau. Il va se renfermer, alors que son son moi profond a envie d’être en contact avec les gens et se sentir en sécurité.

Il va voir un psychiatre qui va lui donner des anxiolytiques, créant encore plus d’anxiété.


L’ANXIETE N’EST PAS DANS LA TETE, mais dans le corps. Une énergie bloquée avec des sensations physiques dans le corps.

Malheureusement, on n’a pas appris à écouter notre corps et quand on a eu un trauma, se connecter à ses sensations est douloureux.

On préfère anesthésier toute forme d’émotions car elles sont corrosives: on se dissocie alors du corps.


La première bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de calmer ce système d’alarme, en créant de la SECURITE DANS SON CORPS.

Et la seconde bonne nouvelle, c’est que nous ne sommes pas obligés de revivre notre histoire: le plus important, c’est de se sentir en sécurité avec ce qui s’est passé.

Tout passe par la régulation du système nerveux et par les sensations physiques. L'odorathérapie est un outil puissant pour accéder à sa sécurité intérieure et son plein pouvoir.



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