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Trauma et emprise : quand le mental dit oui, mais que le corps dit non

il y a 1 heure
11 min de lecture

Comment les dix derniers mois ont consolidé SECURE

22 Septembre 2026




Ce texte évoque les violences familiales, l’emprise et les irrégularités dans l’adoption internationale. Lisez le à votre rythme.



Quand le mental dit oui, mais que le corps dit non.

Quand on sait qu’une relation nous abîme, mais que poser une limite semble impossible.

Quand dire non réveille la peur de décevoir, de subir des représailles, de la violence ou du rejet.


J’avais une compréhension fine de ce qui se jouait.

Je connaissais les mécanismes du trauma et de l’emprise.

Mais tout cela ne suffisait pas.

Je répétais les mêmes schémas.

Mon plexus était bloqué.

L’hypervigilance et le besoin de contrôler étaient toujours là.


Je pouvais comprendre qu’une relation n’était pas bonne pour moi et continuer malgré tout à m’y adapter. Parce que le problème n’était pas seulement de savoir.

Le problème était ce que mon corps avait appris : pour préserver le lien, il fallait parfois se taire, se suradapter et ne surtout pas dire non.


Novembre 2025 : quelque chose s’ouvre


En novembre 2025, j’ai proposé un challenge autour du nerf vague.

Je ne savais pas encore que ce travail allait m’amener vers quelque chose de beaucoup plus profond : la honte toxique, l’invisibilité et ce sentiment d’être défaillante.

Avec, derrière tout ça, une histoire et une identité qui me semblaient fragmentées.


Au début du mois de décembre, j’ai publié une vidéo dans laquelle je parlais de trauma identitaire, de perfectionnisme et de performance https://www.instagram.com/reel/DSAxkCVDW6H/?utm_source=ig_web_copy_link&stkn=MzRlODBiNWFlZA==

J’y disais aussi qu’il était temps pour moi de me tourner vers mes origines et vers la Corée.

Avec le recul, je mesure la portée de ces mots.

Je ne savais pas encore ce que j’allais découvrir.

Petit à petit, j’ai commencé à percevoir des choses que je ne voyais pas jusque-là.


Et les masques ont commencé à tomber.


J’ai regardé différemment certaines relations et certains environnements dans lesquels j’avais évolué. Des relations dans lesquelles je devais m’adapter pour rester acceptable.

Mais j’ai également compris que je portais moi-même des masques.

Non parce que j’étais fausse, mais parce que ces masques avaient été des protections contre la honte, le rejet et l’invisibilité.

Ils m’avaient permis de préserver des relations qui me semblaient bonnes (ou tout du moins normales).


Le récit de « l’enfant difficile »


La violence est présente dans ma vie depuis mon arrivée dans ma famille adoptive.

Je ne l’écris ni légèrement ni pour régler publiquement des comptes.

Je l’écris parce que cette réalité fait partie de mon histoire et qu’elle a longtemps été recouverte par un autre récit :

« C’est l’abandon qui a rendu Hélène difficile. »

Ce récit me met profondément en colère.

Parce que les éléments que j’ai retrouvés récemment ne décrivent pas une enfant difficile.

Ils décrivent au contraire une enfant calme, docile, attentive et profondément suradaptée.

Une enfant qui observait beaucoup. Qui cherchait à bien faire.

Qui avait déjà compris qu’elle devait s’adapter pour préserver le lien et sa sécurité.


Bien sûr, une séparation précoce et une adoption internationale peuvent laisser des traces profondes. Je ne nie pas ce premier arrachement.

Mais tout attribuer à « l’abandon » laisse hors champ ce qui s’est passé ensuite.


Cela empêche de regarder l’environnement dans lequel l’enfant a grandi, les violences qu’elle a vécues et les stratégies qu’elle a dû développer pour continuer à appartenir à sa famille.

Le problème était placé dans l’enfant : elle était « difficile ». Elle avait une « carapace ».

Elle devait faire des efforts, pardonner, réparer ou se montrer plus gentille.

Pendant ce temps, la violence des adultes disparaissait du récit.


C’est ça aussi, la honte toxique : finir par croire que si le lien fait mal, c’est parce que quelque chose en nous est fondamentalement mauvais.

Mon corps a commencé à se faire entendre


À Noël, j’ai décidé de ne pas le fêter en famille.

Et à ce moment-là, j’ai entendu mon ventre gargouiller.

J’ai réalisé à quel point je l’entendais rarement.

Et pourtant…

J’avais étudié la naturopathie pendant plus de deux ans. J’avais même supprimé complètement le sucre pendant sept mois, puis adopté une alimentation IG bas. J’avais essayé de bien manger, de comprendre et de contrôler ce qui se passait dans mon ventre. Cela avait certainement pu m’aider sur certains aspects. Mais, dans mon cas, cela n’avait pas suffi.

Parce que lorsque le corps vit encore avec les effets d’un trauma et reste en état d’alerte, bien se nourrir ne règle pas tout.


Ce gargouillement n’était pas la preuve spectaculaire d’une guérison, mais pour moi, il marquait le début d’un chemin de reconstruction qui n’a pas été… des plus agréables.


Je découvrais que la régulation du système nerveux n’apportait pas que de belles surprises...

Retrouver l’accès à son corps ne signifie pas forcément se sentir mieux immédiatement.

En realité, je voyais enfin ce que je ne pouvais plus accepter.

Et je rencontrais des sensations physiques que je connaissais mal ou que j’avais appris à tenir à distance.


Voir ce que je ne pouvais plus accepter


Certaines relations professionnelles et personnelles sont devenues impossibles à regarder de la même manière. J’ai quitté des relations dans lesquelles je me sentais exploitée ou dans lesquelles ma place n’était pas respectée.

J’ai traversé des sensations très difficiles, des états mêlant hypervigilance et figement, ainsi que de profondes doubles contraintes.


Je comprenais ce qui se jouait.

Mais mon système nerveux continuait à anticiper qu’une limite serait suivie d’une sanction.

Car une même règle de survie traversait plusieurs de mes relations : dire non expose à la violence.


J’ai enfin compris que cette règle n’était pas née dans mes relations d’adulte.

Elle était déjà inscrite dans mon histoire familiale.

Enfant, j’avais appris que, pour préserver le lien, il fallait me taire, comprendre les adultes à leur place et minimiser ce que je ressentais. Se sacrifier.

Je protégeais l’image familiale au prix de ma propre sécurité, de ma parole et de ma place.

Et lorsque la violence survenait, j’en portais aussi la honte et la culpabilité.

Cela a pu participer au fait que je reste trop longtemps dans certaines situations d’emprise, y compris auprès d’un homme qui a exercé des violences à mon encontre en 2023, après que j’ai dit non à certaines pratiques sexuelles.

Mon refus n’a pas provoqué sa violence. Il l’a révélée. Cela ne me rend en rien responsable de ses actes. La responsabilité de la violence appartient à celui qui l’exerce.

Mais cette compréhension m’a permis de voir pourquoi poser une limite pouvait déclencher dans mon corps autant de peur, de sidération, de culpabilité et de confusion.


La colère est revenue


La colère est alors devenue très présente. Une colère noire, par moments.

J’avais l’habitude de la calmer, de l’étouffer ou de l’anesthésier.

Mais cette fois-ci, j’ai commencé à entendre ce qu’elle protégeait.

Elle disait qu’une limite avait été franchie. Que certaines réalités n’étaient plus acceptables.

Que mon ressenti comptait.

Elle m’indiquait que quelque chose devait changer.

J’ai appris à m’appuyer sur cette information pour commencer à dire non.


Au fil des mois, j’ai coupé plusieurs liens qui ne me respectaient pas. Je ne cherchais ni à punir ni à convaincre.

Mais lorsque les limites sont continuellement minimisées et que la responsabilité est toujours déplacée, se séparer peut devenir un acte de protection - et non de vengeance.

Je ne l’ai pas fait sans douleur. On ne quitte pas seulement des personnes. On touche aussi à l’attachement, à la peur de perdre le lien et parfois à une forme de sécurité affective, matérielle ou professionnelle.

Mais j’avais besoin de faire table rase. Pas pour effacer mon histoire, mais pour arrêter de reconstruire sur du sable.

Tout n’allait pas bien pour autant… Mais, progressivement, je ressentais davantage de sécurité.

Et ma digestion allait de mieux en mieux.

Et ça, c’était un repère très concret : mon corps commençait à fonctionner autrement et à se faire entendre.


Le moment où les doutes sont apparus


Je voyais que, malgré une énième tentative de réconciliation, le récit de mes parents ne changeait pas.

La responsabilité continuait à être placée sur l’enfant que j’avais été, plutôt que sur ce que les adultes n’avaient pas su accueillir, comprendre ou accompagner.

C’est dans ce contexte que, faute de moyens, j’ai dû renoncer à participer comme bénévole à la fête annuelle d’une association coréenne de personnes adoptées.

Je me suis alors dit : tant pis, j’abandonne la Corée. Je vais me concentrer sur ma vie en France et sur la venue prochaine de mes parents.

Lors d’un appel, je leur ai annoncé en pleurs : « J’abandonne la Corée. » Une partie de moi espérait encore que cela leur ferait plaisir.

Leur réponse a été brutale : « Mais bon sang, ça fait des années qu’on te dit d’arrêter avec ça. »

Puis la conversation a glissé vers ce récit selon lequel, dans une famille ou dans un couple, il faudrait se sacrifier pour préserver le lien.

En raccrochant, la colère est remontée.

Quelque chose en moi ne pouvait plus continuer à se sacrifier pour rester acceptable.


Avril 2026 : mon histoire identitaire bascule


Début avril 2026, j’ai entendu parler des pratiques illégales dans l’adoption internationale, notamment en Corée du Sud.

En faisant des recherches, je suis tombée sur le podcast d’une personne adoptée.

Son témoignage m’a profondément interpellée.

J’ai commencé à chercher.

Et c’est là qu’un autre pan de mon histoire s’est ouvert : celui de mon adoption.


En faisant des démarches pour retrouver mes dossiers, j’y ai découvert de belles incohérences.

J’avais été présentée comme orpheline, née de parents inconnus.

Pourtant, ma mère biologique a été retrouvée en 2020.

Et je dispose aujourd’hui d’éléments concernant l’identité de mon père.

À ce jour, je n’ai retrouvé dans mon dossier aucun certificat de consentement à mon adoption.

J’y ai aussi découvert une mise sous tutelle tardive dans la chronologie des événements.

Ces découvertes ne concernaient pas seulement des documents administratifs.

Elles touchaient directement à mon identité et au récit sur lequel ma vie avait été construite depuis toute petite.


En avançant dans mes recherches, j’ai également découvert que certaines personnes adoptées n’avaient pas été abandonnées comme elles l’avaient toujours cru.

Certaines avaient une famille connue.

Des identités et des informations d’état civil ont été falsifiées. Des enfants ont été envoyés à l’étranger sans le consentement valable de leurs parents. Certains récits font même apparaître des soupçons d’enlèvement.

J’ai aussi découvert des témoignages de personnes adoptées racontant les violences physiques, psychologiques ou sexuelles subies dans leur famille adoptive.

Ces témoignages sont venus faire écho à ma propre histoire.


Alors, devant les incohérences de mon dossier et ce que je découvrais sur l’adoption internationale en Corée du Sud, je ne pouvais plus considérer tout cela comme une simple suite d’erreurs administratives.

Je me suis mise à m’interroger :

Quelle est réellement mon histoire ?

Est-ce que j’ai vraiment été abandonnée ?

Qui savait quoi ?

Et pourquoi certaines informations ont-elles disparu ?


Je n’affirme pas avoir déjà les réponses, mais à partir du moment où j’ai découvert que le récit officiel pouvait être faux pour d’autres personnes adoptées, je ne pouvais plus considérer automatiquement le mien comme vrai.

Une partie de mon attention est depuis mobilisée pour chercher, vérifier et recouper.

Ces trous dans mon histoire m’ont sérieusement fragilisée.


J’ai transmis mon dossier à la Commission Vérité et Réconciliation de la Corée du Sud (TRC3) afin de faire la lumière sur les conditions de mon adoption.

Je recherche également mon père biologique.

Il était souvent absent, mais il est la seule personne de ma première famille dont j’aie conservé un souvenir positif. Un souvenir d’enfant, certes, mais un souvenir important.

Avec ce sentiment très douloureux qu’on me l’avait caché.

Je ne sais pas encore ce que je trouverai.

Et je dois aussi me préparer à ne peut-être jamais connaître toute la vérité.

Vivre dans ce flou est une véritable souffrance.



Dire non à ma famille


Un mois après cet appel, alors que le podcast et mes premières recherches avaient commencé à bouleverser le récit de mon adoption, mes parents ont souhaité venir chez moi pour la première fois depuis cinq ans.

J’ai dit non.

Cette fois, ma décision était plus claire mentalement.

J’avais moins peur des représailles, mais mon corps, lui, était encore très activé.

J’ai envoyé des lettres recommandées pour demander mes documents personnels, poser mes limites et obtenir des réponses écrites.

Cela peut paraître simplement administratif, mais pour moi, ça ne l’était pas du tout.

Quelques mois auparavant, je n’aurais probablement pas pu le faire.

Écrire noir sur blanc ce que je demandais, ne pas me justifier pendant des pages, refuser de revenir sur place et maintenir ma position face aux réponses reçues représentaient des actes immenses.


Poser ces limites ne m’a pas immédiatement apaisée.

J’avais dit non, mais mon corps, lui, semblait encore attendre les représailles.

Les insomnies sont revenues avec force. Les douleurs aux épaules aussi.

Tout cela s’est déroulé au milieu d’une grande instabilité familiale, matérielle et administrative, alors que j’essayais tant bien que mal de terminer mon livre.

Parce que ce livre n’était pas seulement un livre. L’écrire et le publier, c’était m’exposer.

Être vue. Être critiquée. Peut-être même être punie.


Dans mon histoire, prendre la parole et occuper ma place n’avaient jamais été neutres.

Mentalement, je voulais profondément écrire ce livre. Mais chaque fois que j’avançais, mon système nerveux semblait traiter cette exposition comme un danger.

Les insomnies étaient probablement une réponse de protection devenue incontrôlable : comme si mon corps cherchait à m’empêcher de m’exposer à ce qu’il associait encore à une menace.

Mais à force de ne plus dormir, ce qui cherchait à me protéger finissait par me mettre réellement en danger.


C’est aussi cela que j’ai dû apprendre : une réaction de survie peut avoir eu une fonction protectrice et devenir, avec le temps, profondément destructrice.


Quitter ne désactive pas l’attachement


On parle parfois de « couper les ponts » comme s’il suffisait de prendre une décision claire et de fermer une porte. Mais quitter une relation d’emprise touche aussi à l’attachement.

On peut savoir qu’un lien nous abîme et continuer à ressentir le manque, la culpabilité, la peur ou l’envie de réparer.

On peut ne plus vouloir revenir et souffrir malgré tout de ce que cette séparation signifie.


Dire non ne fait pas disparaître l’enfant qui a eu besoin de ces adultes pour vivre, appartenir et se construire. Cette enfant peut continuer à anticiper qu’en posant une limite, elle perdra le lien, sa place et tout ce qui assurait autrefois sa survie.

C’est là que la compréhension intellectuelle atteint ses limites.

La tête sait pourquoi la séparation est nécessaire.

Mais le corps peut continuer à la vivre comme si sa survie en dépendait.


C’est ce que j’ai traversé.

Et c’est encore, en partie, ce que je traverse.

Parce que la sécurité ne signifie pas rester calme en permanence.

Parfois, davantage de sécurité rend enfin perceptible ce qui avait dû être tenu à distance : la peur, la douleur, la colère, mais aussi les besoins et les limites.

Et davantage de sécurité permet de poser des actes. Car pour pouvoir relâcher une protection devenue nocive, le système nerveux a besoin d’expériences concrètes et répétées.

Faire l’expérience que je peux dire non et continuer d’exister.

Que poser une limite n’entraîne pas toujours une punition.

Que perdre un lien ne signifie pas forcément tout perdre.

Que je peux trouver du soutien ailleurs et construire d’autres formes de sécurité.


Cela ne se règle donc pas uniquement dans la tête.

La sécurité doit aussi devenir une expérience corporelle, relationnelle et concrète.


Aujourd’hui encore, j’apprends que poser une limite peut être douloureux sans être forcément dangereux. Et que me protéger ne fait pas de moi une personne violente ou déloyale.


C’est ainsi que j’ai consolidé SECURE


SECURE existait déjà mais il était encore flou.

Cette traversée récente, ajoutée à mes recherches sur le système nerveux et à mes observations professionnelles, m’a obligée à comprendre plus finement ce qui se passe lorsque la tête sait, mais que le corps continue à vivre selon d’anciennes règles de survie.

C’est ainsi que SECURE a pris sa forme actuelle.


SECURE s’adresse particulièrement à celles et ceux qui ont déjà beaucoup travaillé sur eux, mais qui vivent encore des moments d’hypervigilance, d’anxiété ou de figement.

À celles et ceux qui reconnaissent une relation nocive, mais se figent au moment de poser une limite.

À celles et ceux qui disent oui pour éviter les conséquences du non.

À celles et ceux qui savent intellectuellement qu’ils ont le droit de prendre leur place, mais ressentent encore de la honte, de la culpabilité ou du danger lorsqu’ils essaient de le faire.


SECURE ne promet pas de se sentir bien en permanence.

Il ne dit pas aux personnes quelle relation elles doivent quitter.

Il propose un cadre progressif pour retrouver l’accès à ses signaux corporels, mieux les comprendre et reconstruire davantage de sécurité et de choix.

Il soutient la capacité à approcher ce qui avait dû être évité, sans forcer le souvenir.

Il vise à soutenir une diminution progressive de cette culpabilité qui peut gouverner les choix et les relations.

Et, lorsque cela devient nécessaire et possible, à se dégager d’un système d’emprise.

Car on ne se régule pas pour mieux supporter l’insupportable.


La sécurité se construit aussi grâce à des cadres fiables, des ressources concrètes, des relations respectueuses, des alliances et, parfois, grâce à la mise à distance.


Dans SECURE, ce travail passe par la régulation du système nerveux et par des appuis sensoriels personnalisés, dont l’odorat.

L’objectif n’est pas de créer une nouvelle dépendance envers moi, mais de soutenir le retour vers davantage d’autonomie, de perception et de choix.


SECURE, c’est retrouver progressivement la capacité de dire non sans que tout le corps se prépare à en payer le prix.

Et ne plus devoir se quitter soi-même pour préserver le lien.




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